Composer avec la maladie

Il existe une variété immense de maladies physique: diabète, sclérose en plaque, cancer, hypertension, problèmes cardiaques etc. Certaines sont brèves et intenses, d’autres deviennent des affections chroniques ou dégénératives.  Certaines sont tout juste irritantes, mais d’autres sont fulgurantes et létales.

 Selon son histoire personnelle, chacun a sa perception de la maladie et de ce qui lui est rattaché.  Certains individus sont plutôt « durs » avec leur corps et ils portent une maladie sans vouloir s’en plaindre ou en montrer les signes.  Par contre, d’autres personnes entretiennent des idées catastrophiques à propos  de toute affection liée à leur corps et ils éprouvent d’importants malaises à la seule idée d’être atteint d’une maladie. Lorsqu’elles ressentent un malaise physique quelconque, ces personnes vivent beaucoup d’anxiété et tardent parfois à consulter un médecin.  Dépendamment de son « hôte » et de sa gravité,  la maladie peut créer un peu ou énormément de détresse.

 L’annonce d’une maladie chronique suscite normalement un choc pour la personne qui en reçoit le diagnostic et pour son entourage.  Il s’en suivra une période d’adaptation plus ou moins longue et marquée par toute une gamme d’émotions (pouvant passer du déni, à la tristesse, la colère ou l’angoisse). Dans le cas d’une maladie dégénérative, il sera normal que la peur et la frustration se développent à partir du diagnostic et des pertes subséquentes (anticipées, puis vécues).

Selon la situation, le fait de composer avec les rendez-vous, les traitements et le milieu médical dans son ensemble  peut être éprouvant en soi.  La question du pronostic devient évidemment centrale : le traitement sera il efficace pour moi? ;   vais-je pouvoir récupérer complètement?  Puis,  d’autres questions entrent en jeu :  est-ce que je vais garder des atteintes permanentes?; aurais-je des limitations?; pourrais-je fonctionner comme avant?; mon apparence sera t-elle changée?; dans quelle mesure vais-je perdre ma qualité de vie?  etc.

Gérer la douleur physique et ses conséquences devient dans certains cas un combat quotidien.  

Une détérioration de la santé entraîne de nombreuses pertes.  Selon la situation, toutes les sphères de la vie (familiale, professionnelle, financière, amicale, récréative, etc.) de la personne peuvent être affectées.   Souvent, l’autonomie, la dignité, la confiance en soi sont ébranlées.  Il arrive fréquemment que la perception de soi, des autres et de la vie en général change.  Se percevoir comme « malade » peut être très confrontant pour des personnes s’étant toujours perçues comme fortes, indépendantes et à l’abri de tout coup dur.  Reconnaître ses limites physiques peut être vu comme un signe de faiblesse.  Devoir accepter de l’aide peut être humiliant.  Se sentir comme un fardeau pour son entourage peut devenir très pénible, pour la personne malade ou l’aidant naturel.

En plus de devoir gérer ses malaises physiques, ses réactions émotives et tous les changements qui surviennent dans sa vie, la personne malade doit également composer avec les réactions de son entourage….celui-ci se montrant souvent supportant….ou parfois malheureusement incompréhensif et peu présent.

Devant l’ampleur de tous ces nouveaux défis, des pertes envisagées et dans les cas ou la mort se présente à l’horizon,  il est fréquent que la personne se sente complètement impuissante et se retrouve dépassée par la situation.  Un soutien psychologique peut ici accompagner la personne en détresse à travers toutes les étapes liées à la maladie.  La psychothérapie visera à aider la personne à se redonner du pouvoir sur sa vie.   Le psychologue, le psychothérapeute pourra aussi aider à trouver des stratégies pour s’adapter aux conséquences de la maladie.  Le client trouvera en psychothérapie un espace pour nommer  la souffrance qui est en jeu (souffrance physique et psychologique) et cheminer à travers les épreuves liées à la maladie.  Le travail d’acceptation et la recherche d’une forme de sérénité envers la maladie est souvent un chemin difficile, mais nécessaire en ce qu’il peut devenir salutaire.

Liste des professionnels traitant cette problématique:
(14 professionels)

Psychologues
Psychothérapeutes
  • Stéphane Frigon, M. Sc Travail Social/Maitre en criminologie/psychothérapeute. Membre de la Société Québécoise des Psychothérapeutes Professionnels (S.Q.P.P). Membre de l'Ordre des Travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec.
  • Vera Heller, Ph.D. Thérapies expressives/ Travailleuse sociale, psychothérapeute/ Art-thérapeute/ Permis de l’Ordre des Psychologues # 60103-12
  • Sébastien Simard, T.S/M.S.S/Psychothérapeute Membre de l'Ordre des Travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux et familiaux Permis de psychothérapie de l'Ordre des psychologues du Québec